Je migre.

Deux mots. Sans signification spéciale. Ca n'est pas un "je t'aime", ni un "je meurs" qui ont le don de vous allez droit au c½ur en arrêtant le temps et tout ce qu'il y a autour, c'est un banal "je migre". Mine de rien, il signifie quelque chose pour moi, il signifie que je change et que j'avance (TROP BIEN!). Mais je suis encore trop proche de celle que j'étais avant pour tout renier; mon prénom s'écrit toujours avec 4 "i" pour Eugénie. Alors peut-être qu'un jour je reviendrai doucement vers Valeriiiie, comme s'il ne s'était rien passé, comme s'il n'y a pas eu de coupure. Mais ce serait bien trop dommage de ne pas aller s'essayer ailleurs....
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# Posté le jeudi 11 septembre 2008 05:09

.I wait for the good Lord to make me remember.

.I wait for the good Lord to make me remember.
C'est le goût de la liberté et il est bizarre dans sa bouche non habituée à de telles saveurs si osées. C'est presque si elle regrettait son malheur dans lequel elle a fini par se complaire, solution de facilité.
>>"Oublie tout, efface, recommence ton histoire, réconcilie-toi avec ton sourire. Tu as noirci assez de pages sur le passé, tu as perdu assez de larmes, tu as gaspillé assez d'énergie au nom de cette histoire. Et tu as oublié d'avancer."
>L'histoire est vide comme une ville-fantôme, il n'y a plus un bruit ni un souffle sinon celui des souvenirs qui la hantent. Car elle, dernière survivante, la quitte aujourd'hui. C'est fini, écrit et bouclé, les faits sont là purs et durs, les mots sont un seau d'eau froide balancés sur sa petite cervelle qui cogite et crie sa révolte. Le mal, la vie. Mais il y en a encore tellement à voir, tout va si vite, elle prendra le temps de pleurer tout ça plus tard. Si elle y pense...





> Once upon a time Daddy, Mommy & Valerie.
A long, long time ago.
Tout ce que je voudrais, c'est m'en rappeler...

# Posté le vendredi 07 mars 2008 09:00

Modifié le jeudi 11 septembre 2008 04:53

Valentine's day bale.

Je sors les violons et la trompette, je sors Chostakovitch. Je mets des Superga, des Converses, des Asics, des Veja. Je le vis bien, merci. J'écoute toute cette musique qui m'évoque toujours autant de choses, qui ne me fait plus peur. Tout n'est rien de plus qu'un regard, deux mots et trois baisers, enterrés.
Je vais bien, merci.

J'ai étendu mon royaume.
Il s'étale désormais à tout ce que j'ai vu, tout ce que j'ai voulu, tout ce que j'ai vécu, c'est eux, c'est toi.
Voici mes mots et mes pensées. J'en répondrai de la responsabilité et tu en feras ce que tu voudras. Peut-être que tu les liras, peut-etre que tu en riras, que tu les oublieras dans un coin de ta tête coincé entre les choses lointaines et les choses dénuées d'importance, ou peut-être que tu les brûleras pour les humilier, et tu sourieras en me portant ce coup qui m'est fatal.
Moi j'aimerai les froisser et te les jetter en pleine figure.

It's fine in hell, boy. * , it's fine with you.
 Valentine's day bale.

# Posté le samedi 16 février 2008 12:06

Modifié le jeudi 11 septembre 2008 04:54

" Je suis la pire chose qui me sois arrivée. "



Je suis peut-être une étrange personne, le fait est que je ne me suis jamais posé la question.
Je vis d'éclats de rire et de larmes, je mange la vie par les yeux. Je songe le sourire aux lèvres à un ange blond puis à souffler sur un pissenlit. Je fume l'amitié et fais violence à la politesse. J'idéalise le passé, apprends à ne pas le voler. J'aime. Je ris à vos oreilles des paroles dénuées de sens et respire la musique. Je ramasse les miettes de mon coeur égarées dans l'herbe et vous les offre dans mes deux mains jointes. Je touche mes rêves du bout des doigts et meurs de les rendre vrais.
J
e pense à ce que je n'aurai pas le temps de penser et je me perds.
En découvrant l'amour je frôle la detresse, en croyant au bonheur la peur hante mes joies.
C'est fini, tout ça est du déja-vu. Il se peut que la fatigue m'aie rendue naïve.

You never lied to me, yeah but I will. L,
" Je suis la pire chose qui me sois arrivée. "

# Posté le dimanche 27 janvier 2008 10:55

Modifié le jeudi 11 septembre 2008 04:55

Je ne veux pas travailler, je veux seulement oublier... et puis je fume.

Je ne veux pas travailler, je veux seulement oublier... et puis je fume.
Travail, travail, ceux là n'avaient que ce mot à la bouche. Travail, leur devise, leur hymne et leur raison de vivre. Ils auraient mieux fait de se marier avec le travail. Alors ils te conditionnent à une éloge du travail qui jamais ne te serai venue naturellement. C'est horrible mais il y a pire : ça marche. Tu t'enfermes dans une routine du quotidien, qui ne connait que pour seules perspectives de variations des mauvaises notes ou de meilleures les jours ou il ne faisait pas beau. Et tu vois leur insupportable sourire ironique s'étaler sur leurs ignobles visages blafards. Au fond ils sont infiniment plus fiers d'eux que de toi, ou plutôt de ce qu'ils ont fait de toi. Pitié laissez moi vomir. Tu tombes alors dans une profonde frustration qui a pour maître mot l'hypocrisie. "L'hypocrisie est un vice à la mode, et tout vice à la mode passe pour vertu". Tu enfonces tes mains dans tes poches et serre tes dents, tout ceci n'a pas de sens. Tout ce que tu trouves à faire c'est de jetter quelques mots méchants sur un bout de papier, qui ne leur efleureront même pas les pieds, histoire de ne pas être envahie par les redoutables sentiments que sont l'impuissance et la soumission. Ou du moins c'est ce que tu penses. Tu manques le malaise en pensant aux dix prochaines années identiques qui t'attendent, mais tu t'es fixé un but dans la vie : la réussir.

Je ne crois pas aux bonnes résolutions,
mais je crois encore en moi.

# Posté le mardi 22 janvier 2008 13:21

Modifié le jeudi 11 septembre 2008 04:56